Nox peut enfin être adopté par une nouvelle famille.Un homme a été condamné au tribunal de Meaux pour avoir maltraité son chiot de six mois. Il habite à Chelles.

Trois mois après son interpellation, un homme vient d’être condamné pour avoir maltraité son chiot. Il a été jugé au tribunal correctionnel de Meaux.

L’homme condamné

Le verdict : six mois de prison ferme, 1 000 € de dommages et intérêts, saisie définitive du chiot et interdiction de détenir un animal et d’exercer une profession en lien avec les animaux.

Nox, le chiot de six mois, va enfin pouvoir retrouver une nouvelle famille. En effet, cette condamnation permet l’adoption du staffordshire bull-terrier, accueilli dans le refuge de Charmentray.

Les voisins alertent

En décembre 2017, la Fondation Assistance aux Animaux a sauvé le chiot à Chelles. Elle s’était basée sur les témoignages des voisins. Ils assuraient entendre le propriétaire de l’animal le battre. Ils certifiaient entendre Nox aboyer de douleurs.

Dans un premier temps, un enquêteur de la Fondation Assistance aux Animaux s’est rendu sur place pour discuter avec le propriétaire et vérifier les faits. Pas de réponse de ce dernier. La Fondation n’a pas hésité plus et a déposé plainte au commissariat de Chelles pour acte de cruauté. La police a pris le relais et a tenté d’entrer en contact avec le propriétaire du chien. Les fonctionnaires ont échoué.

Le chien « très affaibli »

Mercredi 27 décembre, la police a décidé d’agir et est venue saisir le chien chez le propriétaire dans un appartement rue du Dr Douarre, au rez-de-chaussée. Nox a immédiatement été amené chez le vétérinaire. Il n’était pas en bon état.

« Il porte les stigmates des violents coups qu’il a reçus. Très affaibli, il est conduit chez un vétérinaire dont le constat est sans appel. Une radio du thorax mettra en évidence au moins sept côtes cassées. Son visage porte encore les traces des coups assénés par son détenteur. ll souffre aussi d’un hématome pulmonaire, conséquence de ses côtes brisées par les coups. Il crache du sang et souffre beaucoup », décrivait la Fondation au moment des fait.

Florence Mallegol

(Source : Journal La Marne - 11 avril 2018)