Champs-sur-Marne. Lors d’une visite du chantier du Grand Paris Express, en juin dernier, Maud Tallet, maire de Champs, Paul Miguel, président de PVM (au centre) et Brice Rabaste, maire de Chelles ( à d.). LP/Julie Olagnol

Des retards de deux et six ans ont été annoncés hier par le Premier ministre.

Le Premier ministre a annoncé jeudi un retard de deux ans sur la ligne 15 au sud, de Noisy-Champs à Pont de Sèvres, initialement prévue en 2022, et de six ans pour le tronçon de la ligne 16, Clichy-Montfermeil à Noisy-Champs, qui devait être mise en service en 2024, empêchant toute interconnexion avec le RER A, E ou la ligne 15.

« Depuis plus de quatre ans, l’ensemble des politiques de mobilités, de développement économique et résidentiel de l’agglomération sont centrées autour des futures gares de Champs-sur-Marne et Chelles », rappelle Paul Miguel (PS), président de Paris-Vallée-de-la-Marne.

« Nous ne pouvons accepter de devenir les otages de la Société du Grand Paris qui ne respecte pas ses engagements auprès des élus locaux et des habitants qui financent par l’impôt la construction de ces ouvrages », déplore-t-il.

Il demande au Président de la République « de réaffirmer la volonté de l’Etat de réaliser l’intégralité du tracé du Grand Paris Express » et de « respecter le calendrier fixé ».

« Nous exprimons notre inquiétude à l’idée que ce calendrier ne signifie en réalité l’abandon du projet dans son intégralité, alors même que le Grand Paris Express n’a de sens que réalisé dans son ensemble et dans des délais raisonnables », ajoute Nicolas Delaunay, au nom des socialistes de PVM.

Julie Olagnol

(Source : Le Parisien - Edition 77 Nord - 26 février 2018)