Ils étaient une trentaine à manifester dans et hors du magasin. (©La Marne)Une trentaine d'employés de Carrefour ont manifesté vendredi 16 février à l'appel du syndicat Force Ouvrière (FO).

Devant l’entrée de la galerie marchande Terre Ciel de Chelles, une trentaine d’employés de Carrefour ont manifesté vendredi 16 février à l’appel du syndicat Force Ouvrière (FO).

Cette manifestation est un premier coup de semonce avant la grande mobilisation nationale attendue le 1er mars.

La direction du groupe Carrefour a annoncé le départ de 2 400 salariés sur quatre ans dans ses branches internationales et nationales.

Ce plan de restructuration s’accompagne d’une fermeture de 273 magasins en France pour économiser près de 2 milliards d’euros.

« Il faut qu’on se modernise mais ça ne doit pas être au détriment des salariés », explique Nadine Denuault, employée du groupe et membre du syndicat.

Robotisation et centralisation

La modernisation, les employés du groupe vont la voir arriver. Beaucoup de caisses vont être automatisées tout comme les stations-service. « Le drive n’est pas rentable et la comptabilité va être décentralisée », assure la syndicaliste.

Cette restructuration va menacer une quarantaine d’emplois sur le site de Chelles. Un chiffre important pour ce magasin de 300 employés. « Un arbre, si vous attendez qu’il soit mort pour lui donner des seaux d’eau, ça ne sert à rien », philosophe Nadine.

"Ici ça sera surtout un magasin de déstockage. Le mot d’ordre de la direction c’est « ne vous inquiétez pas »."

Les membres du syndicat dénoncent une décision de restructuration qui arrive tard et une mauvaise répartition de la richesse de l’entreprise. « La participation aux bénéfices a été divisée par deux », estime le syndicat.

« C’est loin d’être gai »

S’ils n’étaient qu’une trentaine à pouvoir manifester leur mécontentement contre le « plan Bompard », les manifestants assurent : « On a beaucoup de salariés qui nous suivent ».

Les conditions de travail se dégraderaient au sein du magasin chellois:

"Aujourd’hui on travaille en flux tendu. Cette situation joue sur tout le monde. C’est loin d’être gai."

Après avoir distribué des tracts aux clients du supermarché, les employés se sont dirigés à l’intérieur de la galerie marchande.

Cette action qui s’est poursuivie jusqu’en fin de matinée fait office de répétition générale avant la grande manifestation devant le siège du groupe le 1er mars.

Pierre Veille

(Source : Journal La Marne - 21 février 2018)