Chelles, en octobre. Les équipes du service assainissement de la communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne (PVM) ont longtemps cherché à localiser l’origine des effluves pestilentiels. LP/Hendrik Delaire

La municipalité de Chelles et la communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne (PVM) ont désigné les entreprises qui effectueront dès lundi des travaux sur le réseau d’assainissement pour mettre fin aux mauvaises odeurs persistantes dans plusieurs quartiers de la ville.

« La communauté d’agglomération Paris Vallée de la Marne (PVM) a mandaté l’entreprise SOGEA afin de procéder au déplacement du réseau d’assainissement sur 300 mètres au niveau de la rue Alexandre-Bickart. Ces travaux débuteront lundi prochain. » C’est ce qu’ont annoncé ce mardi soir le maire de Chelles, Brice Rabaste (LR) et le président de PVM Paul Miguel (PS) dans un communiqué commun aux habitants de la rue Alexandre-Bickart et des quartiers du Clos-Roger, de Périchelles, de la Noue-Brossard et de la rue du Tir à Chelles.

Depuis plusieurs mois de fortes odeurs d’œuf pourri empoisonnent le quotidien de ces riverains. Si les équipes techniques de l’intercommunalité responsable du réseau d’assainissement ont d’abord émis l’hypothèse que la dégradation du gypse soit à l’origine de ces effluves pestilentiels, la cause exacte n’a pas encore été déterminée.

« Quelle que soit l’origine de ces relents, le problème se situe au niveau du réseau. En parallèle du lancement des travaux de déviation du réseau, une entreprise sous-traitante de la Nantaise des eaux, délégataire de ce service public, va intervenir afin d’arrêter les infiltrations dans le réseau existant », indique Brice Rabaste, qui assure que les services de l’intercommunalité et de la municipalité travaillent main dans la main pour régler le problème. 

Une annonce qui ne satisfait que modérément certains habitants. « C’est une bonne nouvelle mais j’attends de voir si les travaux vont vraiment régler le problème. Ces mauvaises odeurs durent depuis trop longtemps. Les émanations remontent par ma machine à laver et j’ai dû suspendre la vente de mon appartement car je ne pouvais pas faire des visites avec ces odeurs. La municipalité a mal communiqué sur ce problème », déplore cette habitante du quartier.

Brice Rabaste et Paul Miguel précisent « qu’il a été demandé aux entreprises d’achever les travaux au plus tard le 22 décembre prochain ».

Hendrik Delaire

(Source : Le Parisien - Edition 77 Nord - 15 novembre 2017)