Chelles, mardi soir. Le maire Brice Rabaste (LR) a inauguré officiellement les logements sociaux de la résidence Gay-Lussac après un an de travaux de rénovation notamment énergétique, en présence de Jean-Philippe Dugoin Clément (UDI), vice-président en charge de l’écologie et du développement durable au conseil régional. LP/Hendrik Delaire

La résidence Gay-Lussac a été officiellement inaugurée ce mardi après un an de travaux de réhabilitation et de rénovation énergétique des 85 logements sociaux.

« Un peu plus d’un an après la pose de la première pierre, c’est une véritable renaissance pour la résidence Gay-Lussac qui a bénéficié d’une réhabilitation d’excellence, digne d’une résidence privée ». C’est avec un plaisir non dissimulé que le maire de Chelles, Brice Rabaste (LR) a inauguré officiellement les 85 logements sociaux gérés par du bailleur Marne et Chanterine Habitat (MC Habitat) ce mardi soir, après un an de travaux de rénovation esthétique mais aussi énergétique.

« C’est un modèle que nous suivrons pour les travaux de la résidence Saint-Hubert début 2018 ou encore la cité cheminote », a ajouté l’élu qui est par ailleurs président de l’Office public d’habitat de Seine-et-Marne (OPH 77), le bailleur social dépendant du conseil départemental, qui gère 17600 logements en Seine-et-Marne, dont ceux de la la résidence Saint-Hubert.

« Nous avons réalisé un diagnostic thermique par drone pour repérer les déperditions de chaleur, une première en France. Les façades ont donc été mieux isolées depuis l’extérieur, la chaufferie refaite et l’eau chaude distribuée collectivement pour faire baisser la facture de 30 % pour les habitants », explique Armelle Hay, directrice générale de MC Habitat, qui a mené ces travaux avec le cabinet d’architectes BW.

La requalification des 85 appartements de la résidence s’est accompagnée de la construction d’une résidence de quinze nouveaux logements, avec une annexe qui doit bientôt accueillir un poste de police municipale.

Coût du chantier : 6,7 millions d’euros financés par le bailleur, l’Etat, Action logement mais aussi une subvention de 300 000 euros de la région Ile-de-France et une aide de 100 000 euros de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME).

« La facture énergétique francilienne s’élève à 23 milliards d’euros par an, dépensés en majorité par les transports et dans les logements. Ce genre de projet est un modèle à suivre et nous espérons pouvoir diminuer la facture des habitants », estime Jean-Philippe Dugoin Clément (UDI), vice-président chargé de l’écologie et du développement durable au conseil régional.

« On sent que l’on perd moins de chaleur qu’avant. La facture de chauffage ce sera une surprise mais on espère qu’elle baissera sensiblement comme on nous l’a promis », se réjouit Maryse, qui vit depuis vingt ans à Gay-Lussac.

Hendrik Delaire

(Source : Le parisien - Edition 77 Nord - 09 novembre 2017)