Chelles, mardi 18 juillet 2017. Huit bénévoles participent au chantier international de restauration de la Villa Max jusqu’à la mi-août. LP/Hendrik Delaire

Ils sont du Maroc, d’Italie ou… de Chelles, huit bénévoles participent au chantier international de rénovation de la Villa Max, une demeure du XIXe siècle qui abrite la Société archéologique et historique de Chelles (SAHC).

« La villa Max se refait une beauté ! ». C’est le message qui barre l’affiche qui recouvre la façade de la Villa Max à Chelles. Depuis dimanche, ils sont huit bénévoles encadrés par deux animateurs à s’activer dans ce manoir de la fin du XIXe siècle situé face à la gare de Chelles.

Venus du Maroc, d’Italie, de Russie mais aussi de Chelles, ces jeunes ont décidé de donner deux semaines de leur temps pour poursuivre les travaux de rénovation de la villa qui abrite la Société archéologique et historique de Chelles (SAHC) depuis que la municipalité lui a mis le bâtiment à disposition en 2013.

Une opération organisée pour la cinquième année consécutive par la SAHC en collaboration avec l’association du Rempart qui encadre les bénévoles internationaux ou locaux comme Hajar.

« C’est super, ce stage me permet à la fois de voyager, de rencontrer des gens d’horizons différents et pratiquer le français tous les jours. C’est la première fois que je prends l’avion et que je quitte le Maroc », s’enthousiasme cette étudiante de l’école d’architecture de Marrakech âgée de 18 ans.

« En tant que Chellois je voyais tout le temps ce bâtiment et je voulais savoir à quoi il ressemblait. Je ne me doutais pas que la Villa Max abritait un tel patrimoine, c’est génial d’avoir pu y rentrer », confie Patrick, 16 ans, qui rentre en Terminale S au lycée Gaston-Bachelard de Chelles en septembre.

Pendant deux semaines, les bénévoles vont rénover le mur ouest et la façade de la tourelle d’escalier. « Cette façade a été recouverte d’un enduit en ciment dans les années 1950 qui dénote avec le style du monument. Nous allons donc poser un décor par-dessus », explique Gaëtan, l’animateur technique du chantier.

Les volontaires creusent également une tranchée pour acheminer de l’eau jusqu’à l’étang et la grotte du jardin et passent un coup de peinture.

L’objectif n’est pas seulement de donner une seconde vie à ce monument historique. « Il s’agit aussi d’apprendre la vie en collectivité à des jeunes qui n’y sont pas forcément habitués, en faisant les courses et en préparant les repas », rappelle Anne, animatrice au Rempart.

Des moments de partage qu’apprécient tout particulièrement les participants. « J’ai l’impression d’aider et de me rendre utile », renchérit Willy, un Chellois de 19 ans.

L’occasion aussi pour les bénévoles étrangers de visiter Paris, la ville Lumière qui les fait rêver depuis toujours à l’occasion de leur journée de repos ce mercredi. « Je suis venu cinq jours avant le début du chantier et j’ai visité le Louvre, la tour Eiffel et j’ai assisté au feu d’artifice du 14 juillet, c’était extraordinaire ! », s’émerveille Abdel, de Marrakech. Avant de reprendre le travail jusqu’au 30 juillet, date à laquelle une autre équipe de bénévoles prendra le relais jusqu’à la mi-août.

Hendrik Delaire

(Source : Le Parisien - Edition 77 Nord - 18 juillet 2017)