Chelles, ce mardi. Bien que l’explosion a eu lieu dans la cuisine, une large partie du toit situé un étage plus haut a été soufflé. LP/A.A.

Une explosion de gaz souffle le toit
et détruit l’appartement

Une bâche verte fixée sur la toiture et des morceaux de tuiles jonchant le sol témoignent encore de la violence de la déflagration. Lundi soir, pompiers et policiers sont intervenus en nombre place Raoul-Follereau, où un appartement a été en grande partie détruit par une explosion. Les deux personnes présentes dans le logement ont été très légèrement blessées.

Il était près de 20 heures lorsque Nicole et son époux ont constaté les dégâts chez leurs voisins. « Mon mari fumait une cigarette dehors, raconte-t-elle. Il a entendu un gros boum, puis il a vu des tuiles tomber au sol. J’ai aperçu des flammes qui sortaient des fenêtres de leur cuisine. » L’incendie ne s’est pas propagé aux logements voisins. « J’ai eu peur, ça aurait pu faire sauter tous les pavillons », réalise Nicole.

Une bâche verte recouvre la partie du toit soufflée par l’explosion. LP/A.A.

Damien* était dans la cuisine lorsque l’explosion s’est produite. Venu récupérer quelques vêtements mardi matin, il raconte la scène. « L’appartement appartient à mon père, entame le jeune homme de 25 ans. J’étais avec une amie dans la cuisine et nous faisions à manger. La friteuse était allumée. Une petite flamme est apparue et nous avons jeté de l’eau dessus. Mais les pompiers m’ont assuré que ce n’est pas ce qui a provoqué l’explosion. » Selon un porte-parole des soldats du feu, le sinistre serait plutôt dû à une « poche de gaz » qui se serait enflammée.

La cuisine où s’est produite l’explosion. LP/A.A. Outre la toiture qui a été soufflée, la déflagration a fait de gros dégâts à l’intérieur de l’appartement. « Tous les murs ont été déplacés, celui de ma chambre s’est effondré, poursuit Damien en faisant visiter le domicile. L’explosion m’a fait tomber par terre. J’ai crié et un ami est venu nous sauver avant l’arrivée des pompiers. »

Le jeune homme a trouvé refuge chez sa mère. Le bailleur Marne et Chantereine Habitat assure qu’un logement temporaire a été proposé ce mardi au propriétaire. Ce dernier était à l’étranger au moment du sinistre.

*Le prénom a été changé
Alexandre Arlot
(Source : Le Parisien - Edition 77 Nord - 11 octobre 2016)