Illustration. La juge a suivi les réquisitions de la substitute du procureur. (LP/Guénaèle Calant.)Le couple s’était déchiré après la naissance du bébé

« C’est une histoire qui n’en finit pas, avec des comptes à régler », a résumé d’emblée la présidente Pascale Piera, en regardant les deux prévenus, plantés à la barre du tribunal correctionnel de Meaux.

Deux ex-conjoints, habitant Chelles, étaient jugés mercredi, l’un pour violence et l’autre pour dégradation.

C’est le 11 juillet 2015 qu’une altercation avait dégénéré. Patrick S., âgé de 34 ans, a raconté avoir été agressé verbalement par son ancienne compagne, alors qu’il rentrait chez lui avec son fourgon : « Elle était avec une copine et deux bonhommes. Ils m’avaient attendu deux heures dans le bois à côté de chez moi ». Son ex a alors mis le feu à son portail. « Elle me provoquait, je l’ai poussée. Je pense l’avoir frappée mais je n’en suis pas sûr », a-t-il déclaré.

A ses côtés, la tête basse et les larmes aux yeux, Susana G., âgée de 28 ans, a reconnu, en bredouillant, avoir déraillé ce jour-là. Elle a assuré avoir accepté la rupture : « Le problème n’est pas là. Il dit que notre fille n’est pas de lui. Il parle dans mon dos ». La mère de famille a engagé une action en reconnaissance de paternité, à l’encontre de Patrick S. qui l’a quittée peu après la naissance de l’enfant.

La substitute du procureur Alice Dubernet a requis une amende de 300 € et un stage de citoyenneté à l’encontre des deux prévenus : « Ils n’ont aucun passé judiciaire. Et depuis les faits, la situation s’est apaisée ». Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet

Guénaèle Calant

(Source : Le Parisien - Edition 77 Nord - 27 mai 2016)