Le groupe Galapagos, connu notamment pour sa marque Les Gavottes, ajoute à son panier des cookies et brownies.

Adepte depuis longtemps des croissances externes, le biscuitier rennais Galapagos cible les marques. Il entre à hauteur de 42,5 % au capital de Cookie Créations qui vend sous sa marque ses cookies et autres brownies. Les deux frères Antoine et Stéphane Deschamps, qui dirigent Cookie Créations, conservent 42,5 % du capital de la société, dont les 15 % d'actions restantes sont désormais la propriété d'Unigrains. Basé à Chelles (Seine-et-Marne), Cookie Créations a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 12,5 millions d'euros. L'entreprise emploie 75 salariés. Ses productions sont destinées à la restauration hors domicile et au snacking. L'arrivée dans son périmètre du groupe Galapagos doit lui permettre de « doubler de taille dans les années à venir ».

Des marques célèbres

Dirigé et contrôlé par Christian Tacquard, Galapagos présente un panel de marques de biscuiterie premium. Le groupe rennais possède les crêpes dentelles Les Gavottes, vendues partout en Europe mais également aux Etats-Unis et en Asie. Une nouvelle usine située à Lanvallay, près de Dinan, dans laquelle ont été engagés 22 millions d'euros, permet d'augmenter les capacités de production des Gavottes. Galapagos est aussi le propriétaire de Traou Mad, dont l'usine située à Pont-Aven fabrique des palets et gâteaux traditionnels bretons. L'industriel, qui a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros, est également à la tête de Mademoiselle Margaux. A Chambéry, il possède Alpina Savoie. Fort d'un effectif composé de 520 salariés, Galapagos entend renforcer les positions commerciales de Cookie Créations, «  notamment à l'export », indique Christian Tacquard, le président du groupe. Comme les autres intervenants de la biscuiterie, il souffre du prix très élevé du beurre, une matière première indispensable à l'élaboration des différentes recettes. «  Le prix du beurre a augmenté de 50 % depuis le début de l'année ; pour certaines de nos gammes, comme celles de Traou Mad, il représente 30 % du prix de revient », indique Christian Tacquard. Les consommateurs vont devoir payer plus cher la plupart des biscuits.

(Source : Stanislas du Guerny, Les Echos - Correspondant à Rennes. 16 août 2017)